À Grenade, bien choisir son quartier change tout le séjour. La ville est faite de côtes et de ruelles, donc dormir près du centre vous évite les taxis, la voiture et la fatigue, et vous met tout à distance de marche. Voici le tour d’horizon quartier par quartier, avec des hôtels précis et les détails qu’on n’apprend qu’en vivant ici.
Où dormir à Grenade, en un coup d’œil
- Le centre : le plus pratique et le mieux desservi. Pour une première fois, c’est celui-là.
- L’Albaicín : le plus beau, les meilleures vues, et les côtes.
- Le Realejo et la calle Navas : les tapas au pied de l’immeuble et la vraie vie de quartier.
- À côté de l’Alhambra : si votre séjour tourne autour de l’Alhambra.
- Hors du centre historique : moins cher, mais cela se paie en marche et en taxis.
1. Le centre : le choix le plus simple
Pour une première fois, je dormirais dans le centre, dans le triangle formé par la Plaza Nueva, la cathédrale et Puerta Real. Tout se fait à pied depuis là : la Chapelle royale, les rues à tapas, la montée vers l’Albaicín et les minibus pour l’Alhambra.
Des adresses qui sont exactement là où il faut :
- Hotel Macià Plaza, sur la Plaza Nueva elle-même. Simple, mais vous sortez et vous y êtes.
- Hotel Palacio de Santa Paula, sur la Gran Vía : un couvent du XVIe siècle transformé en hôtel, avec son cloître. C’est l’un des plus chers de la ville et cela se voit.
- Room Mate Leo, calle Mesones, en plein quartier commerçant.
- Hotel Anacapri, calle Joaquín Costa, à deux minutes de la cathédrale.
- Hotel Shine Alcaicería, calle Zacatín, juste à côté de l’ancien souk de la soie.
- Hotel Reina Cristina, calle Tablas, dans la maison où Federico García Lorca s’était réfugié chez la famille Rosales avant d’être arrêté en août 1936.
- Gar Anat Hotel Boutique, sur la Placeta de los Peregrinos près de Puerta Real. C’était une auberge de pèlerins.
- Eurostars Puerta Real, Acera del Darro, plutôt grand hôtel pratique.
Je détaille les rues, ce qu’il faut éviter côté bruit et à quoi s’attendre dans les hôtels du centre de Grenade.
2. L’Albaicín : du charme, et des côtes
Dormir dans l’Albaicín, c’est se réveiller dans le plus beau quartier de Grenade, parfois avec l’Alhambra dans la fenêtre. Le prix à payer, ce sont les montées, les escaliers et le fait que beaucoup de voitures n’arrivent pas jusqu’à la porte. Si vous voyagez léger et que vous aimez marcher, cela vaut largement le coup. Avec de grosses valises ou une mobilité réduite, restez en bas.
La partie basse, entre la Carrera del Darro et la Cuesta de Santa Inés, est le bon compromis : vous avez le cachet du quartier tout en restant à cinq minutes de la Plaza Nueva.
- Hotel Casa Morisca, Cuesta de la Victoria : une maison mauresque de la fin du XVe siècle avec son patio et son bassin. C’est celui que je choisirais pour se faire plaisir.
- Hotel Palacio de Santa Inés, sur la côte du même nom, avec patio et fresques du XVIe.
- Hotel Casa 1800, calle Benalúa, à deux pas de la Carrera del Darro.
- Hotel Casa del Capitel Nazarí, Cuesta Aceituneros : une demeure Renaissance avec un vrai chapiteau nasride dans un angle du patio.
- Shine Albayzín, directement sur la Carrera del Darro.
- Hotel Mirador del Jazmín, Placeta Porras, plus haut et plus tranquille.
Un conseil pratique : si vous réservez dans l’Albaicín haut, écrivez à l’hôtel pour demander comment arriver avec les bagages. Ils ont tous leur astuce (un taxi qui peut monter, un point de rendez-vous), et cela vous évite de passer la première heure du séjour à traîner une valise sur les pavés.
3. Le Realejo et la calle Navas : ambiance et tapas
Le Realejo, l’ancien quartier juif, c’est ce que je recommande à qui veut de la vie de quartier et des tapas en bas de chez soi sans payer les prix de la Plaza Nueva. Et la calle Navas, qui fait la frontière avec le centre, est la tournée de tapas la plus facile de la ville.
- Hotel Palacio de los Navas, au numéro 1 : une demeure du XVIe siècle qui a abrité l’hôtel de la Monnaie.
- Hotel Navas, dans la même rue, plus simple et très bien situé.
- Hostal Navas 14, pour du bon marché sans quitter l’animation.
Le bémol, et il compte : Navas est une rue de bars jusqu’à tard. Si vous avez le sommeil léger, demandez une chambre intérieure ou sur cour. Cela réglé, vous avez les tapas devant la porte.
4. À côté de l’Alhambra
Si votre séjour tourne autour de l’Alhambra, dormir sur la colline vous évite le réveil aux aurores et le taxi du matin :
- Le Parador de Grenade se trouve à l’intérieur de l’enceinte de l’Alhambra, dans l’ancien couvent San Francisco. Il est cher et se réserve très longtemps à l’avance, mais y dormir, c’est avoir le monument pour soi une fois les portes fermées.
- Hotel Alhambra Palace, dans la montée : un bâtiment néo-nasride de 1910 avec une terrasse qui domine toute la ville. Vous pouvez y monter boire un verre sans y loger.
Une chose à peser : dormir en haut est pratique pour l’Alhambra et un peu moins pour le reste. Chaque dîner ou balade dans le centre implique de descendre puis de remonter. Sur deux jours, le centre l’emporte presque toujours. Et rappelez-vous que le billet se réserve à part, l’hôtel ne vous le fournit pas.
5. Dormir à Grenade avec un petit budget
Grenade reste abordable comparée à Séville ou Malaga, et grâce à l’université elle a une vraie scène d’auberges de jeunesse. Oasis Backpackers, White Nest et Makuto Guesthouse sont toutes les trois dans le centre historique et du genre où l’on rencontre du monde.
Je les compare dans les auberges de jeunesse à Grenade, et les hôtels économiques bien situés sont dans les hôtels pas chers de Grenade.
6. Pour se faire plaisir : palais et cármenes
Si vous venez fêter quelque chose, Grenade a des bâtiments historiques transformés en hôtels qui font la moitié du voyage :
- Hospes Palacio de los Patos, un hôtel particulier classé du XIXe siècle, au Solarillo de Gracia, avec spa.
- Hotel Villa Oniria, une autre demeure bourgeoise du XIXe, entre le centre et Puerta Real.
- Hotel Palacio de Santa Paula, le couvent de la Gran Vía dont je parlais plus haut.
- Et dans l’Albaicín, l’Hotel Casa Morisca, le plus beau de tous à mon avis.
Les quartiers que je ne choisirais pas
Les moteurs de réservation vont vous proposer des hôtels très bon marché sur le Camino de Ronda, la rue Pedro Antonio de Alarcón, dans le Zaidín ou près de la gare routière. Ce ne sont pas de mauvais quartiers, ils sont simplement hors du centre historique : comptez vingt à trente minutes de marche, ou un bus, à chaque sortie.
Si le budget commande, je préfère une auberge dans le centre à un trois étoiles à une demi-heure. Sur un court séjour, le temps de trajet coûte plus cher que la différence de prix.
Conseils pour ne pas se tromper
- Réservez tôt pour les grandes dates : la Semaine sainte, la Fête-Dieu (le Corpus, la grande fête de Grenade, en juin), la Fête des Croix (3 mai) et les longs week-ends de printemps et d’automne. Tout se remplit et les prix s’envolent.
- Si vous venez en voiture, regardez le parking avant l’hôtel. Le centre historique est en zone à circulation restreinte et se garer dans la rue est impossible. Vérifiez que l’hôtel a un garage ou un accord avec un parking, et demandez le tarif par nuit.
- Ne vous fiez pas qu’à la distance sur la carte. Trois cents mètres à Grenade, cela peut être quinze pour cent de pente. Si l’adresse contient le mot cuesta, préparez-vous.
- Demandez pour le bruit si vous dormez calle Navas, Elvira ou Pescadería, qui sont des rues de bars.
- En train ou en car : la gare ferroviaire est à une bonne marche du centre et la gare routière est nettement plus loin. Avec des bagages, taxi ou bus urbain.
Alors, où dormir ?
- Première fois et court séjour : le centre, entre la Plaza Nueva et la cathédrale.
- En couple, pour que ce soit beau : l’Albaicín bas, près de la Carrera del Darro.
- Pour l’ambiance et la table : le Realejo ou la calle Navas.
- Budget serré : une auberge dans le centre plutôt qu’un hôtel loin.
- Surtout pour l’Alhambra : la colline de l’Alhambra ou le Realejo haut.
Une fois le lit choisi, construisez le reste avec que voir à Grenade, l’itinéraire de deux jours et où manger. Vous venez pour un week-end ? Le programme complet est dans un week-end à Grenade.
Questions fréquentes
Quel est le meilleur quartier où dormir à Grenade ?
Pour une première fois, le centre, entre la Plaza Nueva, la cathédrale et Puerta Real : tout se fait à pied. Pour le charme et la vue, l’Albaicín bas. Pour l’ambiance et les tapas, le Realejo ou la calle Navas.
Est-ce que cela vaut le coup de dormir dans l’Albaicín ?
Pour le charme et les vues, oui. Tenez compte des côtes et du fait que beaucoup de voitures n’arrivent pas jusqu’à la porte. La partie basse, près de la Carrera del Darro, vous donne le plus beau du quartier sans vous éloigner du centre.
Peut-on dormir à l’intérieur de l’Alhambra ?
Oui. Le Parador de Grenade se trouve dans l’enceinte, dans l’ancien couvent San Francisco. Il est cher et se réserve très à l’avance, mais c’est la seule façon d’être à l’intérieur une fois le site fermé au public.
Combien de temps à l’avance réserver un hôtel à Grenade ?
Le plus tôt possible pour la Semaine sainte, le Corpus, la Fête des Croix et les longs week-ends. En dehors de ces dates, deux à trois semaines suffisent en général pour trouver dans le centre.
Faut-il venir à Grenade en voiture ?
Pour arriver, oui. Pour circuler sur place, non. Le centre historique est en zone à circulation restreinte et l’Albaicín est impraticable. Choisissez un hôtel avec garage, laissez la voiture et marchez.
Où dormir pas cher à Grenade ?
Dans les auberges du centre historique comme Oasis Backpackers, White Nest ou Makuto Guesthouse, ou dans des hôtels économiques bien situés. Cela vaut mieux qu’un hôtel moins cher sur le Camino de Ronda ou dans le Zaidín, qui vous laisse loin de tout.
Combien de nuits faut-il à Grenade ?
Deux nuits sont le minimum pour voir l’Alhambra, le centre et l’Albaicín sans courir. Trois vous laissent le Sacromonte, un musée et une escapade vers la montagne ou la côte.
